A 48 heures de sa libération, Elie Kamano a animé une conférence de presse ce Jeudi à son domicile à Yembéya dans la commune de Ratoma .Face à la presse, il a expliqué les circonstances de son arrestation mais aussi de sa libération. A cette occasion, L’artiste s’est montré très engagé et très déterminé à poursuivre sa lutte contre un éventuel 3eme mandat du président Alpha Condé. Le chanteur  avait été arrêté pour avoir tenu une marche dite pacicifique le 17 juillet dernier et relâché plus tard.

« On a passé la nuit à la DPJ (Direction de la Police Judicaire) et le lendemain, on a passé encore la journée vers 17 heures on nous a envoyé au tribunal de Mafanco et on était confronté au procureur qui nous a fait savoir qu’il ne pouvait pas accorder de liberté provisoire parce que tout simplement je suis un récidiviste. Il était obligé de me placé  sous mandat de dépôt et nous avions été transporté à la maison centrale » déclare le reggae man.

Poursuivant, Elie Kamano affirme être agréablement surpris du comportement du régisseur de la maison centrale de Conakry

C’est arrivé à la maison centrale que le régisseur nous a fait comprendre que nous n’avions pas de place là-bas. Il nous a dit clairement Mr Kamano, vous n’aviez pas de place ici et vous n’aviez de place dans aucune prison en Guinée retourné de là ou vous venez et dites leurs que, ça, c’est moi qui le dit. C’est ainsi qu’on s’est retourné et le procureur a fait l’ordre de libération, il a remis  aux pénitenciers  et on a été libérer » Souligne le désormais maréchal du reggae guinéen

Ensuite, l’artiste à laisser entendre que le 17 Juillet, il n’était pas  sorti  pour marcher comme prévu, mais plutôt annoncer le report de la manifestation à la demande de Tibou Camara,  ministre conseiller personnel du Président Alpha Condé qui était passé lui rendre visite à son domicile à la veille de la marche.

«  Nous avions reçu la visite du ministre conseiller spécial du Président  de la République. On s’est entretenu pendant deux heures sur les murmures faisant cas du rejet de notre lettre d’information par le gouvernorat qui courraient dans la cité. Donc le ministre s’est basé sur ça pour nous demandé de sursoir ou d’aller informer sur un éventuel report pour ne pas être en porta faux avec la loi .A la suite de cette rencontre, ont trouvé un compromis. C’est ainsi qu’on a appelé le général Baldé  avec qui  on a défini des stratégies par rapport  à cette sensibilisation qu’on allait faire  pour amener les uns et les autres à se calmer jusqu’à une nouvelle date »

Mais malgré, l’artiste affirme que son combat est loin de s’arrêter

« Le combat qu’on a commencé n’est pas prêt de s’arrêter, on va changer peut être de stratégie, mais le combat ne fait que commencé »

Mais jusqu’où compte –t-il aller dans son combat ? En tout cas  Elie Kamano dit ne pas avoir peur de tomber, mais plutôt de voir la Guinée tombée sous son silence.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Veuillez entrer votre commentaire !
Veuillez entrer votre nom ici