Ce vendredi 09 février à leur siège situé dans la commune de Matam, des responsables de la fédération guinéenne des parents d’élèves, étudiants et amis de l’école ont exprimé leur préoccupation par rapport à l’appel à la grève du syndicat libre des enseignants chercheurs de Guinée (SLEECG) version ABOUBACAR Soumah. Ils invitent les syndicalistes de surseoir à cette grève en cette période post électorale. 

Pour la présidente de la FEGUIPAE, le système éducatif Guinéen a connu trop de perturbation cette année. Avec les violences post électorales en cours  le moment n’est pas propice pour annoncer une nouvelle grève estime ADAMA Sow : « Les violences post électorales rendent déjà l’environnement peu sécurisé pour l’éducation de nos enfants. Deux grèves en une année académique seront donc pires pour la réussite de nos enfants. Qu’est ce que nous parents d’élèves avions fait pour mériter cela » s’interroge t-elle.

Selon cette femme, les remous du mois de février 2017 ont permis aux enseignants d’obtenir une augmentation salariale de 40% échelonné sur deux(2) ans. Elle estime donc que les enseignants doivent attendre l’exécution du contenu de ce protocole d’accord avant d’entreprendre quoi que ce soit « Nous appelons nos frères et sœurs enseignants de surseoir à ce mot d’ordre de grève jusqu’au non respect de ce protocole signé le 09 octobre 2017 dont les retombées sont attendues en fin février 2018 » a t-elle ajouté avant de lancer un message aux syndicalistes «  En attendant , et pour préserver le climat social qui prévaut dans notre pays, les syndicalistes en conflit doivent conjuguer le même verbe, car c’est  l’entente entre ces deux groupes qui pourra résoudre cette crise ».

Pour terminer, les responsables de cette fédération invitent l’Etat Guinéen à promouvoir l’organisation d’un congrès électif inclusif afin qu’il ait un interlocuteur consensuel.