Le tribunal de première instance de Dixinn a ouvert le procès des prévenus de l’assassinat d’Elhaj Abdourahmane Diallo dit « Elhadj Doura » ce lundi 29 mars. L’opérateur économique qui a été kidnappé, séquestrer jusqu’à ce que mort s’en ait suivi un mois plus tard en janvier 2020.

La première audience à consister à l’identification des accusés, la notification des chefs d’accusation, la lecture de l’arrêt de renvoi pour certains, et aussi l’ordonnance de renvoi pour une d’autres.

Le juge a renvoyé l’ouverture des débats pour le 12 avril prochain.

Au nombre de 20 prévenus dont une femme, ont été entendues et certains d’entre eux n’ont pas hésité de reconnaître les faits dont ils sont accusés. Pour ce qui est de leurs identités, il y a des Guinéens, Nigérians, Maliens et Léonnais.

La profession de ces prévenus n’a pas été cachée, il y a un commerçant, chauffeur, marabout, un agent de la police et également deux militaires relevant du bataillon de la sécurité présidentielle.

Pour l’un des avocats de la partie civile, cette situation n’est pas à négliger. Me. Faya Gabriel Kamano, dira « On ne peut pas, dit-il, imaginer que des militaires à ce niveau de corps d’élite se mêlent à des bandits pour enlever une personne, la séquestrer jusqu’à ce que mort s’ensuive ».

Et de poursuivre: « la famille (d’Elhadj Doura) continue de pleurer leur papa, leur époux mais néanmoins elle est contente que le procès s’ouvre aujourd’hui après plusieurs tentatives d’essai de programmation ».

Dans cette affaire, il y a des prévenus qui ont été assistés par des avocats commis d’office par des organisations des défenses des droits humains.