Les points évoqués par des patrons des associations à la concertation avec la junte militaire ne rendent pas toute la corporation unanime. Pour certaine, il fallait souligner les conditions de travail des journalistes reporters.

Diaraye Guirasy, journaliste à FIM FM, ancienne secrétaire générale du Syndicat de la Professionnelle de Guinée, ne cache pas sa désolation. Elle affirme « qu’Il y a des journalistes qui font 8 mois, un an sans être payés, il y a des journalistes qui sont maltraités, qui n’ont pas de faveurs, ils ne sont pas immatriculés à la caisse nationale de sécurité sociale ».

Selon elle, les vrais problèmes n’ont pas été énuméré par les patrons des associations, elle renchérit, « aujourd’hui je trouve dommage qu’on se soit retrouvé devant le premier responsable de ce pays et qu’on manque à cela, et qu’on ne mette pas à la disposition du président du CNRD nos vraies préoccupations. Parce que le vrai journaliste ce sont les journalistes qui vont sur le terrain pas des responsables qui sont dans les bureaux climatisés. Nous savons que nous n’avons pas de contrat de travail, tout ça là n’a pas été mis sur la table et je trouve cela très dommage pour avoir dirigé le syndicat et je pense qu’il faudrait quand même, quand on nous appelle qu’on dise notre part de vérité, c’est en cela qu’on pourrait changer la situation. Mais si on ne le fait pas, je suis désolé on va encore continuer à papoter ».

Loin, elle poursuivra en ces termes, « je ne suis pas satisfaite dans la mesure où on n’a pas parlé des reporters, puisque ce sont ces reporters qui font des rédactions, qui font des médias, des vrais médias. Parce que ce sont eux qui sont violentés sur le terrain, il y a même des reporters qui sont morts sur le terrain et jusqu’à présent on ne sait même pas qui a joué quoi dans ces affaires, la justice n’a pas bien tranché, je suis désolé mais il faut parler de ces reporters », a-t-elle souligné.