Le chef de file de l’opposition guinéenne a affirmé samedi 21 avril 2018 qu’au sein du comité de suivi du dialogue politique que rien ne montre une volonté d’aller dans le sens de trouver une solution aux contentieux électoral. L’ancien Premier ministre a demandé à ses militants de se tenir prêt pour manifester. Il accuse le gouvernement de mauvaise gestion tout en dressant un tableau sombre de la situation socio-économique de la Guinée.

Contrairement à Alpha Condé, Cellou Dalein Diallo pense que l’exploitation minière ne profite pas suffisamment aux populations locales. Selon lui, c’est seulement quelques membres du clan présidentiel qui bénéficie des retombées minières.
« On a parlé de croissance, oui, la croissance a été forte, l’année dernière 6%, mais elle n’est pas négligeable. Mais ce n’est pas une croissance partagée, c’est le clan qui s’enrichit. Dans le secteur minier, lorsque les sociétés ont commencé, elles ont engagé plusieurs chauffeurs artisanats, chacun pouvait gagner un peu. Aujourd’hui, il y a des sociétés modernes qui sont créées par les membres du clan, on est en train de licencier les chauffeurs artisans. Mais c’est les mêmes, les clans seulement qui sont autorisés à créer des sociétés, à bénéficier des contrats du transport de la bauxite » révèle Cellou Dalein Dalein Diallo.

Pour le leader de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée, la croissance économique n’améliore pas les conditions de vie des populations. En temps qu’économiste, il justifie cela par la corruption et promets de le dénoncer, dire à Alpha Condé qu’il est le seul responsable des manifestations de l’opposition.
« Il faut lutter contre la corruption, parce que ceux qui gouvernent ne pensent qu’a leurs poches et la population souffre. Le marché de gré à gré qu’on a dénoncé pour toujours enrichir le clan, on a créé des barrages. À quel prix ? On a distribué la fourniture de l’énergie aux amis du président. Ce sont eux qui fournissent désormais l’électricité à EDG, ce n’est pas EDG qui l’a produit, pour enrichir les amis alors que notre peuple continu à souffrir. On a dit qu’on l’a empêché de travailler, mais qui a fait sortir les enfants dans la rue ? Qui a refusé d’organiser à bonne date les élections ? » S’interroge Cellou Dalein Diallo avant d’informer ses militants de se tenir prêt pour les futures manifestations, car il estime que si les lignes ne bougent pas d’ici la semaine prochaine, la rue sera encore l’ultime recours.
À signaler que le journaliste chroniqueur Akoumba Diallo a lui aussi officiellement porté le maillot de l’UFDG ce samedi.