C’est au sorti d’une réunion ce mercredi 28 février au QG du parti UFDG, que les opposants au régime d’Alpha Condé ont annoncé cette journée de deuil et de recueillement en faveur de Boubacar SIDY DIALLO tué à l’occasion de la ville morte dans le quartier Dar-es-Salam 1.

Or mis cette journée, l’opposition réaffirme son engagement à militer auprès des familles victimes en vue que justice soit faite. « Les opposants condamnent les violences dont sont victimes leurs militants. C’est pourquoi nous avons décidé que la journée du lundi 05 Mars soit une journée de recueillement de deuil et l’enterrement du jeune qui a été tué. Le cortège funèbre quittera de l’hôpital Ignace Deen jusqu’au cimetière de Bambéto où sera enterré Boubacar SIDY DIALLO. Pour ce cas précis nous allons faire en sorte que ça ne reste pas impuni, » prévient Alhouseny Makanera Kaké , porte parole du jour.

Le président du parti front national pour le développement FND s’inscrit dans la même logique. Il annonce qu’une marche appelée  »marche blanche  » sera organisés par des femmes le mercredi 07 février pour exiger les familles des victimes soient rétablies dans leurs droits. Alhouseny Makanera Kaké a par la même occasion donné l’avis de l’opposition sur la décision de la CENI invitant les opposants à une rencontre pour examiner leur requête : « L’opposition a pris acte de cette décision de la CENI et la volonté des autorités à faire en sorte que les irrégularités qui ont été commises lors de la centralisation soient corrigées. Pour se faire, nous demandons que la présentation des preuves et des pièces à convictions de ces irrégularités se fasse devant les représentants issus de la communauté internationale et de la société civile. Mais avant tout cela, nous voudrions que le cadre de concertation soit préalablement défini par le chef de fil de l’opposition d’une part et le président de la CENI d’autre part. »