Selon le gouvernement ivoirien, le FPI (opposition pro-Gbagbo) a décidé de revenir à la table des négociations qu’il avait quittée en juin 2013. Une annonce surprenante qui relance le processus de réconciliation nationale.
Après avoir boudé pendant près d’un an le dialogue avec le gouvernement ivoirien, le Front populaire ivoirien (FPI) a décidé reprendre langue avec le pouvoir. L’ancien Premier ministre Jeannot Ahoussou Kouadio et actuel ministre d’État auprès du président chargé du dialogue républicain était mercredi 21 mai dans les locaux de l’Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire (Onuci) pour annoncer ce retour à la table des négociations du principal parti d’opposition.
"Le conseil des ministres a été informé de la reprise du dialogue républicain à la demande du FPI. Donc, celui-ci reprend demain (jeudi) à Abidjan", a confirmé à Jeune Afrique Bruno Koné, le porte-parole du gouvernement, à la fin du conseil des ministres hebdomadaire.
L’ouverture du parti fondé par l’ex-président Laurent Gbagbo – aujourd’hui à la prison de la Cour pénale internationale (CPI) à la Haye – est surprenante dans la mesure où depuis juin 2013, il avait posé comme préalable à toute reprise du dialogue la nomination d’un médiateur. Une requête à laquelle le gouvernement n’a jamais fait suite. Puis le transfèrement à la CPI, en mars dernier, de Charles Blé Goudé, l’ex-leader de la jeunesse patriote pro-Gbagbo, n’a pas vraiment assoupli la position du FPI.
La médiation Mindaoudou
En avril dernier, Aichatou Mindaoudou, la représentante spéciale du secrétaire général des Nations unies en Côte d’ Ivoire, avait mené une mission de bons offices au quartier général du FPI à Attoban, dans la commune de Cocody, pour conseiller au parti de Laurent Gbagbo de revenir dialoguer avec les autorités. Une démarche bien comprise par Pascal Affi N’Guessan, le président du FPI.
"Nous sommes ouverts à la reprise du dialogue. Il faut que ce dernier soit franc", avait alors expliqué le président du FPI. En attendant l’ouverture des discussions, l’ancien parti présidentiel maintient toujours ses exigences, à savoir la libération par les Forces armées républicaines (FRCI) des résidences et habitations des militants qui sont toujours occupées, le retour des exilés sans poursuites judiciaires, la libération de certains détenus de la crise postélectorale…

JA

LAISSER UN COMMENTAIRE

Veuillez entrer votre commentaire !
Veuillez entrer votre nom ici