Depuis l’annonce de la fermeture de la frontière entre la Guinée et le Sénégal, aucun véhicule ne quitte Conakry pour se rendre à Dakar. Il suffit de se rendre dans les différentes gares routières pour s’enquérir des réalités. A la gare routière de Matam par exemple, l’affluence n’est pas remarquable. Très peu de véhicules sont visibles sans aucun passager à bord.
En effet, cette fermeture ne reste pas sans conséquence économique pour les deux pays. Un grand manque à gagner s’instaure également, au niveau de transporteurs. Thierno Souleymane Diallo, chauffeur que nous avons rencontré se dit inquiet : « Cette décision de fermeture qui reste sans délais précis nous préoccupe franchement. Quelque part aussi, on comprend que le Sénégal anticipe pour faire la prévention. Ce n’est pas par méchanceté, qu’ils ont fermés leurs frontières. C’est pourquoi, nous demandons à nos autorités de prendre toutes les mesures pour empêcher l’évolution de cette maladie. Voyez ! Même dans les autres préfectures concernées par cette maladie, les chauffeurs ont peur de se rendre ».
Pendant ce temps, la fermeture de la frontière a surpris les chauffeurs Guinéens. Certains étaient déjà en cours de route, avec plus de 400 km de parcourus. De retour à Conakry, un sérieux différend a surgit entre chauffeurs et passagers. Des passagers qui exigent la restitution de frais de transport. Mais Ibrahima Konaté conducteur trouve cela insensé : « Lorsqu’on a rebroussé chemin, on avait fini d’effectuer toutes les dépenses. Nous avons carburé les véhicules pour l’allé et le retour. Certains passagers demandent à ce qu’on vide même les réservoirs de nos véhicules pour revendre le carburant et leur restituer l’argent. On leur a demandé, d’accepter de garder patience, une fois que la voie sera libre, on voyage. A défaut, après l’embarquement d’autres passagers, on va rembourser leurs frais de transport ».
Ajoutons que la crise économique commence à affecter le panier de la ménagère côté Sénégalais. Des voix s’élèvent déjà pour exiger la réouverture de la frontière a-t-on appris.

Gomboya Baldé

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